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Nous sommes devant une nouvelle étape du développement de la modélisation en biologie et médecine.
La biologie mathématique, dont le développement a été motivé par des questions en dynamique des
populations, réseaux de neurones, morphogenèse, etc., utilise des outils mathématiques tels que
les systèmes dynamiques, la théorie des bifurcations, les équations aux dérivées partielles ou
les simulations numériques. La biologie systémique étudie les réseaux de régulations avec la
théorie des graphes ou des méthodes probabilistes ou statistiques. Mais on peut également mentionner l’informatique
théorique avec les automates cellulaires et les méthodes multi-agents, la physique théorique avec la
théorie de champs moyen et les méthodes d’entropie...
Toutes ces méthodes, issues de sciences différentes, commencent à agir en interactions ayant pour
but l’étude des phénomènes biologiques complexes. Une des questions importantes de ce
développement est comment intégrer les données biologiques et médicales dans les modèles
mathématiques : il y en a trop et pas assez. Même si nous pouvions reconstruire complètement
un réseau de régulation avec potentiellement des centaines de gènes et de protéines, nous ne
serions pas capable d’étudier les modèles mathématiques basés sur toute cette information. Cela doit donc
être un compromis, entre la complexité et la simplicité sur la base de l’intuition biologique, physique,
mathématique ; art et science en même temps. C’est ça la modélisation mathématique ! |